BLOG DES TRAVAUX DE BORDEAUX EURATLANTIQUE

accompagne votre quotidien durant les chantiers

 

Le samedi 2 décembre, le premier tablier de mille tonnes du pont de la Palombe a été lancé au dessus des voies ferrées. Le pont de la Palombe se situe au sud de la gare Saint-Jean et du pont du Guit. A terme il permettra de franchir 196 mètres de lignes ferroviaires et de relier les quartiers Armagnac et des Citernes (secteur Amédée Saint-Germain), deux quartiers nouvellement aménagés à Bordeaux Euratlantique. Il sera livré en 2020.

Le pont de la Palombe s’étire sur une longueur de 200 mètres pour une largeur de 20,8 mètres et un poids de 2200 tonnes. Ce premier lançage s’effectue sans interruption ferroviaire. Le tablier, construit en Belgique, est acheminé en une cinquantaine de tronçons sur le chantier par convois exceptionnels. Il est ensuite assemblé et soudé sur place. Équipé de vérins, il est ensuite poussé au-dessus des voies ferrées vers sa position définitive en deux lançages : le premier le week-end du 2 décembre 2017 et le second les 6, 7 et 8 mai 2018. Ce samedi le pont est poussé à la vitesse moyenne de 6 mètres par heure.

Le tablier du pont se compose de plaques en acier Corten auto patinable, les arches situées au-dessous sont traitées contre la corrosion par un système combinant métalisation et peinture.

 

L’architecte Marc Mimram a conçu le pont comme « un espace public majeur de la ville qui lie et s’installe sur les territoires reconquis au long des voies de chemins de fer ». Deux voies seront dédiées à la circulation en double sens des bus (ligne Campus-Bassens et liane 11). Le pont sera également équipé d’une piste cyclable elle-même en double sens, d’un espace piétons et d’une voie dédiée aux voitures.

 

Les quartiers ainsi reliés, Armagnac et les Citernes, présenteront une programmation mixte de logements, bureaux, commerces, services et équipements publics. Les premiers lots seront livrés respectivement en 2018 et en 2020.

La Palombe bleue

Le pont de la Palombe tire son nom de la « palombe bleue », le surnom donné au train de nuit mythique, qui relayait Hendaye (Pays Basque) à Paris (gare d’Austerlitz) via Bordeaux. Cet Intercités empruntait le même parcours migratoir que les célèbres oiseaux bleus.

LES CHIFFRES

  • 55.300.000 € de coût d’opération financé à 50 % par l’EPA Bordeaux Euratlantique et à 50 % par Bordeaux-Métropole.
  • 2200 tonnes d’acier
  • 50 km de soudures
  • 55 convois exceptionnels depuis la Belgique
  • 30 mois de travaux
  • 25 200 heures de travail d’insertion professionnelle

LES ACTEURS

  • Maîtrise d’ouvrage : Etablissement public d’aménagement Bordeaux Euratlantique
  • Maîtrise d’œuvre : Groupement Marc Mimram architecture & associés (mandataire), Artelia
  • Entreprises : Bouygues Travaux Publics région France (mandataire)
  • Victor Buyck, Pro-Fond